samedi 8 décembre 2012

 Hier nous n'étions que deux à accompagner les enfants pour traverser le village jusqu'à l'école. C'était trop mignon, ça gambadait partout, nous avions tous ces petits accrochés à nos doigts, nos habits tout en tenant les plus jeunes sur un coin de coude. Toutes les marchandes sous le baobab nous saluent avec de larges sourires: " baldo" ( bonjour), nous répondons " bédédiam" ( bonjour ça va)...Au retour nous redisons bonjour mais l'heure a changé, la langue aussi: " Nioko", à quoi nous répondons " Yongadiam"...le soir propose une autre formule: " Diéropo", à laquelle il faut répondre " yarédiam". Mon cerveau au bout d'une semaine commence à s'assouplir. Apprendre la langue locale est quasiment une obligation ici pour s'intégrer. Nous nous y mettons donc de bon coeur.

Le travail d'accompagnement des enseignants à l'école continue: je m'occupe beaucoup d'améliorer les affichages et de tenter de structurer les apprentissages en créant des supports pédagogiques pour les enseignantes. Hier, avant la réunion autour du projet nutritionnel que j'accompagne, je suis surtout intervenue avec la moyenne section qui compte pas moins de 62 enfants. J'ai écorché quelques noms à l'appel mais finalement seul un enfant était absent ce qui est bon signe dans la lutte contre l'absentéisme.
Pas la peine de compter, ils ne sont pas encore tous rentrés!

L'enseignante doit gérer tout ce petit monde, et nous nous sommes donc partagés le tableau en deux pour que chaque enfant puisse se saisir du petit bout de craie avec lequel ils étaient contraints de reproduire un pauvre petit "un".

Prendre son pied à l'école !


J'ai aimé leur motivation malgré la difficulté du travail. J'ai trouvé qu'ils étaient finalement plus "élèves" que les grandes sections pourtant enfermés derrière leur table.

Pas facile de chercher de quel côté "ça" se passe ^^!

 A ce propos, je crois qu'il est enfin prévu d'installer un coin "natte" et une ou deux petites tables plus adaptées.

Dans la cour, je tente d'organiser des jeux non dangereux car les enfants se mettent des lanières au cou, jouent avec des bouts de fer très pointus.

Là c'était jeux de mains et pétanque avec quelques cailloux...




1 commentaire:

  1. super j'adore continue .. tu ne peux que leurs faire du bien... un enfant c'est toujours curieux...
    bisous .
    Maman

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