lundi 5 novembre 2012

Je devrais parler de toutes les difficultés que j'ai à préparer ce convoyage de bibliothèque en Afrique...je le ferai. Là j'en parle tellement autour et je m'agite tant autour de ce projet qui me tient à coeur que j'ai besoin étrangement de dériver.

J'avais prévenu: un récit de voyage ça dépasse la simple description des faits. J'ai aussi décidé de ne pas écrire que du beau, de l'intéressant pour tous, de l'étonnant.

Je prends support comme je l'écris souvent pour supporter l'insupportable.

Un thème lancé dans l'Oasis où le temps s'écoule jour après jour dans l'attente du décollage. Un lieu pour prendre appui, un lieu pour prendre la virgule comme une aiguille de couturière en va-et-vient.

Alors: Terrain connu? Ou terre inconnue?

Étrange, je n'avais jamais fait le rapprochement. Pourtant, il s'agit de cela: superposer le terrain connu et la terre inconnue.
Une histoire d'amour finalement qui pourrait commencer et s'arrêter à cette image si on en restait là...à ne pas trop y penser- ni à l'un, ni à l'autre. Mais le reste est là, et de l'un et de l'autre. Le pareil au même mène au pareil ou même: égaux à tous niveaux. Les deux ne valent pas le coup que je m'y attarde.

Le terrain connu, je le connais. Il m'importe donc peu. Je m'y ennuie souvent beaucoup.
La terre inconnue, je ne la connais pas. Elle ne m'apparaît donc pas.
Pas comme elle est en tout cas.
Pas comme elle sera en tout cas.
Un cas de mauvaise volonté. Vol honteux que de s'y conforter.

Dans tous les cas, lorsque la terre inconnue deviendra le terrain connu, phagocytée encore une fois par le genre masculin comme dirait l'autre-"Elle", devenue "Il", ce terrain connu, m'importera donc peu. Très vite.

Puisque je l'ai déjà dit, et déjà écrit:
Le terrain connu, je le connais. Il m'importe donc peu.

Alors,

Est-ce que la terre inconnue vaut le déplacement?
Car il s'agit de cela.

Ce qui compte, n'est ni le terrain connu, ni la terre inconnue ou encore nue tant que l'autre n'y est pas, mais bien le déplacement.

C'est ça.

Je suis d'accord avec moi depuis le départ.Ça c'est plutôt rassurant. Et surtout plutôt rare.

Il n'est rien qui ne m'intéresse autant que l'art de cheminer d'un terrain connu à une terre inconnue, mais il m'importe surtout de bifurquer avant d'arriver, non de déserter je ne pars pas en guerre-avant que n'arrive le mal, très haut parfois, ce mâle qui domine en terrain connu.

J'admets qu'il est des discours d'un féminisme plus aiguisé. Peu importe. Peu m'importe d'être comprise ou prise pour une...conne féministe, je le répète en terrain conquis je vous le demande? Bref, je lutte pour la pérennité en mode maternité des terrains vierges où il faut refuser que s'amoncellent mais surtout que s'ensemencent celles qui pourriront la terre mais surtout la mère qui au nom du père - mon esprit sans femme s'enflamme, aura déjà porté féconde et supporté la faconde de maux douloureux au point de ne plus savoir qu'en dire de ce père inconnu qui n'a d'yeux en paire inconnue que pour ce qui s'agite sous lui en terre inconnue.

Je suis d'accord et de corps pour écrire qu'il vaut mieux se taire et ne rien en faire de tout cela puisque les histoires d'adule-terre  ne mènent à rien et que le temps- temps de rendre copie sur terrain connu ou terre inconnue je n'en ai fait aucun choix- vient de me barrer le chemin. Me voilà donc ni femme ni Dieu ( me voilà mâle/ mal ), coincée entre deux terrains....ce qui me donne un étrange mal de reins et de tête à me demander comment s'appelle ce territoire situé entre terrain connu et terre inconnue?

Je suis une fille très simple, pas complexe du tout, juste complexée. Je pars en terre inconnue....ce qui me donne quand même une certaine orientation comme vous le lisez.

Je relirai et relierai demain à tête reposée...

La fille sans queue ni tête.

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